
PASI BTP® 2026 : nouveau cahier des charges, évolutions et points essentiels
Le cahier des charges PASI BTP® de septembre 2026 renforce l’organisation des sessions, les prérequis, la traçabilité, le contrôle qualité et les exigences pédagogiques. Voici les changements à intégrer par les organismes de formation, les ETT et les formateurs.
Le PASI BTP® évolue en septembre 2026. La nouvelle version du cahier des charges renforce plusieurs exigences qui concernent directement les organismes de formation référencés, les formateurs et les entreprises de travail temporaire : organisation des sessions sur deux journées consécutives, publication à J-3 ouvrés, seuil minimum d’inscrits, contrôle du statut d’intérimaire, compréhension orale du français, traçabilité RGPD, validation des formateurs, délais de clôture et contrôles qualité.
La fiche officielle « Évolutions et points essentiels » prévoit une période transitoire jusqu’au 12 octobre 2026 pour la mise en conformité. Elle demande également aux organismes référencés de transmettre leur déroulé pédagogique mis à jour au plus tard le 23 octobre 2026.
Cette évolution ne transforme pas la finalité du PASI BTP®. Il reste une formation aux prérequis fondamentaux de la sécurité pour les intérimaires intervenant dans le BTP. Il ne constitue ni une habilitation, ni une autorisation de conduite, et ne remplace ni l’accueil sécurité de l’entreprise utilisatrice, ni la formation au poste de travail, ni une éventuelle formation renforcée prévue par la réglementation.
Le PASI BTP® : un socle commun de prévention pour les intérimaires
Le dispositif a été conçu pour répondre à une problématique bien identifiée : la sinistralité des salariés intérimaires intervenant sur les chantiers reste un enjeu majeur de prévention. EGF, l’ASEBTP et l’OPPBTP ont donc structuré une formation commune permettant aux intérimaires d’acquérir un socle partagé avant leur arrivée ou leur intervention sur les chantiers des entreprises utilisatrices.
Le cahier des charges de septembre 2026 rappelle un objectif général clair : permettre au stagiaire d’appréhender les principaux risques communs aux activités du BTP afin de travailler en sécurité à son poste.
À l’issue de la formation, le stagiaire doit notamment être capable d’identifier les risques principaux liés à son activité, d’utiliser les moyens de prévention adaptés, de préparer son poste de travail, d’adopter les bonnes postures, de comprendre le rôle des différents acteurs de la prévention et d’alerter sa hiérarchie en présence d’une anomalie, d’un incident ou d’une situation dangereuse.
Le portail public PASI BTP® confirme que la formation se déroule sur deux jours, couvre dix familles de risques et conduit, en cas de réussite, à une attestation valable dix ans.
Les 10 risques du référentiel PASI BTP® 2026
Le nouveau cahier maintient une architecture pédagogique autour de dix grands risques communs aux activités du BTP :
- Règles de vie sur chantier : vigilance partagée, téléphone portable, alcool et drogues, hygiène, environnement, produits dangereux, signalétique, situations d’urgence, secours et postures de travail.
- Énergies : électricité, gaz, air comprimé, sources et réseaux.
- Déplacements et accès : circulations horizontales et verticales, accès et maintien des cheminements.
- Engins et véhicules : interaction homme-machine, angles morts, circulation et zones de balisage.
- Travail en hauteur : accès, PIRL, platelages, échafaudages, protections collectives et stabilité.
- Ensevelissement : fouilles, talus, blindage, accès sécurisé et détection des anomalies.
- Stabilisation en phase provisoire : banches, voiles, éléments préfabriqués, étaiement et risques de renversement ou d’écrasement.
- Travaux à proximité d’une voie de circulation : risque de heurt, signalisation temporaire, balisage et interface avec le public.
- Outillages électroportatifs : risques liés aux outils, bruit, poussières, EPI et prévention à la source.
- Élingage : connaissance des risques liés aux charges suspendues et limites de compétence du stagiaire PASI.
La nouvelle version attire expressément l’attention des organismes sur la mise à jour du tableau « Principaux risques communs aux activités du BTP ». Il ne suffit donc pas de conserver un ancien support en remplaçant uniquement la date du cahier des charges.
Un renforcement visible du risque « outillages électroportatifs »
Le thème des outillages électroportatifs fait partie des points de vigilance de septembre 2026. Le cahier cite désormais explicitement plusieurs matériels : scie circulaire, perforateur, meuleuse, découpeuse thermique ou électrique à disque, perceuse et, le cas échéant, scie sabre.
Le message pédagogique ne se limite pas à « savoir utiliser l’outil ». Il insiste sur la connaissance des risques, notamment ceux liés aux poussières, sur l’accord préalable du responsable, sur les EPI spécifiques et sur la capacité à reconnaître un poste de travail sécurisé.
Les éléments matériels attendus intègrent également la prévention à la source, par exemple l’aspiration et la table de découpe. Les organismes doivent donc vérifier que leurs ateliers et leur matériel pédagogique correspondent réellement à la version 2026.
La plateforme pédagogique doit ressembler à un environnement de chantier
Le cahier des charges insiste sur le caractère concret de la formation. Les ateliers pratiques relatifs aux dix risques doivent être représentatifs de la réalité d’un chantier et, par principe, être illustrés à l’échelle 1.
Lorsqu’un atelier ne peut pas être reproduit matériellement pour une raison technique justifiée, l’organisme peut proposer une méthode pédagogique alternative. Mais cette alternative ne constitue pas une simple facilité : elle doit être décrite dans le dossier de candidature et l’organisme doit être capable d’en démontrer l’efficacité pédagogique.
Le portail public précise également qu’un parcours pratique de type « chasse aux risques » d’une durée minimale de quatre heures fait partie du dispositif.
Le PASI BTP® repose ainsi sur une logique très différente d’une formation uniquement descendante ou d’un diaporama commenté. Le stagiaire doit voir, manipuler, observer, raisonner et identifier les écarts.
Trois méthodes pédagogiques à alterner
Le cahier des charges définit trois méthodes pédagogiques à utiliser : découverte, démonstration et application.
La méthode de découverte place le stagiaire face à une situation ou une énigme et l’amène à formuler des hypothèses. La démonstration permet au formateur d’apporter les savoirs et solutions nécessaires. L’application met ensuite le stagiaire en situation de résoudre un problème ou de réaliser une tâche dans un cadre donné.
Cette alternance est importante : la formation doit mobiliser activement les intérimaires et leur permettre de relier les messages de prévention à des situations concrètes de chantier.
2026 : les sessions doivent impérativement être organisées sur deux jours consécutifs
Le cahier des charges fixe une durée de 14 heures sur deux jours. La fiche d’évolution de septembre 2026 ajoute un point de vigilance très explicite : les deux journées doivent être consécutives.
Une organisation fractionnée sur plusieurs semaines n’est donc pas conforme au dispositif. L’organisme doit également s’assurer que le stagiaire suit réellement l’intégralité des 14 heures.
Le cahier précise qu’un retard supérieur à 30 minutes ne doit normalement pas être accepté. Une exception reste possible, mais l’organisme doit alors organiser le rattrapage du temps manqué et garantir que les 14 heures ont bien été suivies.
J-3 ouvrés : une nouvelle discipline d’organisation des sessions
La session doit être publiée et complétée sur la plateforme PASI BTP® au plus tard trois jours ouvrés avant son démarrage. Les données nominatives des apprenants doivent être saisies et le nom du ou des formateurs doit apparaître.
La même logique s’applique aux annulations : elles doivent également être enregistrées au moins trois jours ouvrés avant la date prévue.
Cette règle oblige les organismes et les ETT à mieux anticiper les inscriptions. Une gestion de dernière minute devient difficilement compatible avec le fonctionnement attendu du PASI BTP®.
Un minimum de 6 intérimaires à J-3, avec un maximum de 12 stagiaires
La version de septembre 2026 précise un seuil minimum de six intérimaires inscrits à J-3 pour maintenir normalement une session. Toute inscription fictive est explicitement exclue, notamment pour des raisons de conformité RGPD.
Le maintien d’une session en dessous de six participants doit rester exceptionnel et pouvoir être justifié.
En parallèle, l’effectif maximal reste fixé à 12 stagiaires par session. Cette limite répond à la logique même du dispositif : alternance des séquences, mises en situation pratiques, observation des comportements et accompagnement réel du groupe.
Qui peut suivre une formation PASI BTP® ?
Le public est précisément défini. Le stagiaire doit être un personnel intérimaire inscrit auprès d’une ETT ou d’une ETTI au jour de la session. Il n’est pas nécessaire qu’une mission d’intérim soit déjà en cours au moment de la formation.
L’organisme de formation doit vérifier, dès la prise de commande, que l’entreprise de travail temporaire cliente dispose bien d’un compte activé sur la plateforme PASI BTP®.
Chaque apprenant doit être rattaché à son agence et les informations nominatives doivent être exactes.
Pièce d’identité et contrôle de l’identité du stagiaire
Le contrôle de l’identité est renforcé. Les informations enregistrées doivent être conformes à une pièce d’identité avec photographie présentée au formateur à l’arrivée.
Le cahier prévoit une tolérance encadrée si le stagiaire ne peut pas présenter immédiatement cette pièce : une carte BTP peut être utilisée provisoirement le premier jour, mais la pièce d’identité doit ensuite être présentée le deuxième jour.
Cette vérification est importante puisque le nom, le prénom et la date de naissance sont utilisés pour la traçabilité du résultat sur la plateforme officielle.
La compréhension orale du français devient un point de contrôle formalisé
La formation est dispensée exclusivement en français et les questions du QCM sont formulées en français. La compréhension orale du français constitue donc un prérequis.
Le contrôle se déroule en deux temps. L’ETT doit vérifier ce prérequis avant l’inscription, puis le formateur le confirme au démarrage de la formation.
Si le formateur constate que le niveau de compréhension orale ne permet pas au stagiaire de suivre correctement la formation et l’évaluation, il doit se rapprocher de l’ETT ou de l’ETTI. Le cahier prévoit alors soit le retrait de la formation, soit, selon la décision prise avec l’ETT, une participation sans passage du QCM et sans obtention du PASI BTP®.
Pour l’organisme, ce point doit être visible dès le contrat ou la convention de formation afin d’éviter une découverte tardive au démarrage de J1.
RGPD : la remise d’information doit être prouvée
Les données d’identité et les résultats étant intégrés à la plateforme PASI BTP®, le traitement des données personnelles fait partie intégrante du dispositif.
La notice d’information RGPD doit être remise aux stagiaires et expliquée oralement. Une feuille d’émargement spécifique permet de prouver la remise individuelle de cette information et doit être chargée sur la plateforme lors de la clôture de la session.
Le cahier rappelle que l’organisme référencé agit dans ce cadre comme sous-traitant pour les opérations de collecte et de saisie de données. La conformité ne peut donc pas être traitée comme une formalité annexe à la pédagogie.
Le QCM PASI BTP® 2026 : 26 questions et un seuil de 81 %
L’évaluation finale repose sur un QCM national de 26 questions non aléatoires, élaboré par le Comité de pilotage PASI BTP®.
Les questions sont sonorisées ou lues afin de rester cohérentes avec le public concerné. La correction est réalisée collectivement dans la salle de formation.
La réussite exige au minimum 21 bonnes réponses sur 26, soit un seuil annoncé de 81 %. Une réussite permet la délivrance de l’attestation nominative PASI BTP®, valable sur tout le territoire français.
Seul le résultat final — « a réussi » ou « a échoué » — est transmis à l’entreprise de travail temporaire. Les questionnaires renseignés restent confidentiels et sont conservés par l’organisme de formation.
Le PASI BTP® est valable 10 ans
La durée de validité est fixée à dix ans. La plateforme PASI BTP® constitue l’outil officiel de traçabilité des résultats.
L’attestation nominative générée par la plateforme mentionne notamment l’identité du stagiaire, la date de passage du QCM, le résultat et l’organisme ayant dispensé la formation.
Cette attestation PASI BTP® s’ajoute à l’attestation de formation classique délivrée par l’organisme.
Les résultats doivent être publiés sous 15 jours ouvrés
Après la session, l’organisme doit publier les résultats le plus rapidement possible et, au plus tard, dans les 15 jours ouvrés suivant la fin de la formation.
L’ETT dispose ensuite de 15 jours ouvrés pour vérifier les informations relatives aux intérimaires et signaler les éventuelles erreurs avant la clôture définitive.
Cette séquence impose une vraie organisation administrative : la session ne s’arrête pas au dernier stagiaire quittant la salle. Publication des résultats, contrôle des données et clôture font partie du dispositif qualité.
Les formateurs PASI BTP® doivent être validés
Les formateurs doivent pouvoir justifier d’une expérience terrain en bâtiment ou travaux publics leur ayant permis d’être confrontés aux risques spécifiques du BTP.
Lorsqu’un organisme souhaite intégrer un nouveau formateur qui ne figurait pas dans son dossier initial, il ne peut pas le positionner immédiatement sur une session. Son CV doit être transmis en amont à EGF pour validation par le Comité de pilotage.
La fiche d’évolution de septembre 2026 insiste de nouveau sur cette règle : tout nouveau formateur doit être validé avant d’intervenir.
Audits et contrôles : le référencement n’est pas acquis définitivement
Le dispositif prévoit un suivi qualité réel. L’audit initial de référencement est réalisé par l’OPPBTP lors de la première session du site concerné. Le référencement n’est acquis qu’à l’issue d’un audit réussi ne révélant aucun point bloquant.
Des audits qualité inopinés peuvent ensuite être organisés par EGF et l’OPPBTP. Des visites de contrôle peuvent également porter sur les prérequis, le respect du déroulé pédagogique et la conformité administrative.
Les écarts peuvent donner lieu à des mesures correctives et, lorsqu’ils sont graves, bloquants ou répétés, aller jusqu’à la suspension ou au retrait du référencement.
Une annulation tardive qui empêche la réalisation d’un audit prévu peut également entraîner la facturation des frais correspondants à l’organisme de formation.
Plateformes fixes et solutions itinérantes : ce qui est certain
Le portail officiel d’inscription des organismes prévoit bien deux modes : fixe et itinérant. Le mode mobile ou itinérant existe donc dans le dispositif.
Il ne bénéficie toutefois d’aucune dispense : la solution doit répondre aux exigences pédagogiques et matérielles du PASI BTP®, être intégrée au processus de référencement et pouvoir être auditée.
Le cahier précise par ailleurs que lorsqu’un organisme déjà référencé met en service une nouvelle solution mobile, cette nouvelle solution doit faire l’objet de son propre dépôt de candidature et d’un audit initial.
Un point documentaire à clarifier concernant certaines interventions mobiles
La comparaison des deux documents de septembre 2026 fait apparaître un point de vigilance important.
Le cahier des charges complet indique qu’une solution mobile ne peut pas s’installer au sein d’un organisme de formation et rappelle qu’elle ne peut pas y assurer une session dans cette configuration. À l’inverse, la fiche « Évolutions et points essentiels » évoque explicitement le cas d’une plateforme mobile intervenant dans les locaux d’un organisme non référencé, à condition que toute la communication identifie clairement l’organisme référencé auquel la plateforme appartient.
Le portail public confirme l’existence du mode « itinérant », mais ne suffit pas à résoudre cette différence de rédaction.
Pour un organisme qui souhaite utiliser précisément ce montage, la position prudente consiste donc à obtenir une confirmation écrite d’EGF avant de considérer cette implantation comme conforme. Il ne serait pas raisonnable de déduire une autorisation générale à partir d’un seul des deux documents.
Les deux échéances critiques d’octobre 2026
La fiche officielle d’accompagnement fixe deux dates que les organismes référencés doivent intégrer immédiatement à leur plan d’action.
12 octobre 2026 : fin de la période transitoire accordée pour se mettre en conformité avec la nouvelle version du cahier des charges.
23 octobre 2026 : date limite annoncée pour transmettre à EGF le déroulé pédagogique mis en conformité avec la version de septembre 2026.
Ces échéances concernent autant les documents que la réalité de la formation. Le matériel pédagogique, notamment pour l’outillage électroportatif, doit lui aussi être vérifié.
Ce que les organismes de formation doivent revoir immédiatement
Une mise à jour efficace peut être organisée autour de plusieurs contrôles opérationnels.
- Comparer le déroulé pédagogique à la nouvelle version des dix risques et aux messages de prévention associés.
- Vérifier le matériel des ateliers, avec une attention particulière portée au risque poussières et aux outillages électroportatifs.
- Contrôler les formateurs autorisés et transmettre à EGF les CV des nouveaux intervenants avant toute animation.
- Adapter le processus d’inscription : ETT activée, statut d’intérimaire, prérequis linguistique, identité et publication à J-3.
- Formaliser le suivi des seuils : six inscrits minimum à J-3, douze stagiaires maximum.
- Mettre à jour la procédure RGPD : notice, explication orale, émargement et preuve de remise.
- Contrôler la clôture des sessions et le délai de quinze jours ouvrés pour les résultats.
- Préparer les audits en conservant les preuves de conformité pédagogique et administrative.
Ce que les ETT doivent intégrer
Les entreprises de travail temporaire ont elles aussi un rôle structurant. Elles doivent être inscrites sur la plateforme avant toute inscription d’un apprenant, vérifier le prérequis de compréhension orale du français et transmettre des informations d’identité exactes.
Après publication des résultats, elles disposent d’un délai de quinze jours ouvrés pour vérifier les données personnelles et signaler les erreurs avant la clôture définitive.
L’efficacité du PASI BTP® dépend donc d’une coordination plus forte entre l’ETT et l’organisme de formation. Les inscriptions tardives, les informations incomplètes ou une mauvaise qualification du public peuvent directement compromettre la conformité de la session.
Le PASI BTP® ne remplace toujours pas l’accueil sécurité du chantier
Cette règle mérite d’être répétée car elle est essentielle. Le PASI BTP® donne un socle commun de connaissances et de réflexes, mais l’entreprise utilisatrice reste responsable de l’accueil sécurité et de la formation adaptée au poste réel.
Les risques propres au chantier, les zones de circulation, les modes opératoires, les équipements particuliers, les procédures d’urgence, les interfaces avec les autres entreprises et les instructions locales doivent toujours être expliqués au salarié.
Le PASI facilite l’intégration d’un intérimaire déjà sensibilisé aux risques fondamentaux ; il ne transforme pas un accueil chantier en formalité facultative.
FAQ — PASI BTP® 2026
Combien de temps dure la formation PASI BTP® ?
La formation dure 14 heures réparties sur deux journées consécutives.
Combien de stagiaires peut accueillir une session ?
Le maximum est fixé à 12 stagiaires. La fiche de septembre 2026 fixe également un seuil de référence de six intérimaires inscrits à J-3 pour maintenir normalement la session.
Quand faut-il publier la session sur la plateforme ?
La session et les informations nominatives doivent être complétées au plus tard trois jours ouvrés avant son démarrage, avec le nom du ou des formateurs.
Qui peut suivre le PASI BTP® ?
Le stagiaire doit être inscrit auprès d’une ETT ou d’une ETTI au jour de la session. Une mission d’intérim en cours n’est pas nécessaire.
La compréhension du français est-elle obligatoire ?
Oui. La compréhension orale du français est un prérequis, vérifié en amont puis confirmé par le formateur au début de la session.
Comment se déroule l’évaluation ?
Le QCM national comporte 26 questions non aléatoires. La réussite est obtenue à partir de 21 bonnes réponses, soit 81 %. La correction est collective.
Combien de temps le PASI BTP® est-il valable ?
L’attestation PASI BTP® est valable dix ans.
Un nouveau formateur peut-il intervenir immédiatement ?
Non. Lorsqu’il ne figurait pas dans le dossier initial, son CV doit être transmis à EGF pour validation par le Comité de pilotage avant son intervention.
Une solution PASI BTP® peut-elle être itinérante ?
Oui, le portail EGF prévoit un mode fixe ou itinérant. La solution reste toutefois soumise au référencement, aux exigences pédagogiques, au matériel attendu et aux audits prévus par le dispositif.
Peut-on installer une plateforme mobile dans les locaux d’un autre organisme de formation ?
Les deux documents de septembre 2026 ne sont pas parfaitement alignés sur ce cas précis. Une clarification écrite d’EGF est recommandée avant de retenir ce montage comme conforme.
Quelles sont les échéances de mise en conformité ?
La fiche « Évolutions et points essentiels » prévoit une période transitoire jusqu’au 12 octobre 2026 et demande l’envoi du déroulé pédagogique actualisé au plus tard le 23 octobre 2026.
Ce qu’il faut retenir
Le PASI BTP® de septembre 2026 renforce surtout la maîtrise opérationnelle du dispositif. Les organismes de formation doivent mieux anticiper les sessions, contrôler le public et les prérequis, maintenir des plateaux réellement représentatifs, fiabiliser la traçabilité et être capables de démontrer à tout moment que leur pratique correspond au cahier des charges validé.
Les exigences les plus immédiates sont faciles à identifier : deux jours consécutifs et 14 heures de formation, publication à J-3 ouvrés, six inscrits minimum à J-3 sauf exception justifiée, douze stagiaires maximum, contrôle de l’identité et du français oral, respect du RGPD, QCM national de 26 questions avec un seuil de 21 bonnes réponses, clôture des résultats sous quinze jours ouvrés et validation préalable des nouveaux formateurs.
Pour les organismes déjà référencés, l’enjeu est désormais de transformer ces prescriptions en preuves concrètes : déroulé pédagogique, matériels, procédures d’inscription, documents RGPD, habilitation des formateurs, suivi des sessions et capacité à répondre à un audit inopiné.
La période transitoire court jusqu’au 12 octobre 2026. Le déroulé pédagogique mis en conformité doit être adressé à EGF au plus tard le 23 octobre 2026. Ces deux dates constituent donc les jalons prioritaires de la mise à niveau PASI BTP® 2026.
Sources & références
- EGF — PASI BTP® : la formation
- EGF — PASI BTP® : la démarche
- EGF — PASI BTP® : rôle d’EGF et gouvernance du dispositif
- EGF — Inscription des organismes de formation PASI BTP®
- EGF — Conditions générales d’utilisation de la plateforme PASI BTP®
- EGF — Informations RGPD de la plateforme PASI BTP®
- Document de référence EGF transmis aux organismes — Cahier des charges PASI BTP® — Septembre 2026
- Document d’accompagnement EGF — Cahier des charges PASI BTP® : Évolutions et points essentiels — Septembre 2026


