
SST 2026 : formation initiale, MAC, obligations de l’employeur et Passeport de prévention
En 2026, le dispositif Sauveteur Secouriste du Travail conserve ses fondamentaux : 14 heures en initial, 7 heures de MAC et un certificat valable 24 mois. Les nouveautés concernent surtout la traçabilité, l’habilitation des organismes et le Passeport de prévention.
Le Sauveteur Secouriste du Travail reste en 2026 un acteur essentiel de l’organisation des secours et de la prévention dans l’entreprise. Le dispositif conserve ses fondamentaux : une formation initiale de 14 heures, un groupe de 4 à 10 participants, aucun prérequis, un certificat national valable 24 mois et un stage de Maintien et Actualisation des Compétences — MAC — de 7 heures pour prolonger cette validité.
Il n’y a donc pas, en 2026, de révolution du programme SST comparable à une refonte complète du dispositif. Les évolutions les plus concrètes concernent surtout la traçabilité des formations dans le Passeport de prévention et, pour les organismes habilités, la publication en mars 2026 d’une nouvelle version des dispositions spécifiques du cahier des charges d’habilitation.
Pour les employeurs, la priorité reste inchangée : organiser les secours de façon cohérente avec les risques de l’entreprise, disposer d’un nombre suffisant de personnes capables d’intervenir et maintenir leurs compétences dans le temps.
Qu’est-ce qu’un Sauveteur Secouriste du Travail ?
Le SST est un salarié formé pour intervenir face à une situation d’accident ou de malaise au travail et apporter les premiers secours dans l’attente des secours spécialisés.
Sa mission ne s’arrête toutefois pas au secours. Le dispositif INRS lui attribue également un rôle dans la prévention des risques professionnels. Il doit être capable d’identifier des situations dangereuses, de contribuer à leur remontée et de participer, dans son périmètre, à la démarche de prévention de l’entreprise.
C’est précisément ce qui distingue le SST d’une formation de secourisme orientée uniquement vers les gestes d’urgence : la formation est conçue pour l’environnement professionnel et relie le secours à l’organisation de la prévention.
Le SST est-il obligatoire dans toutes les entreprises ?
Il faut distinguer l’obligation d’organiser les secours de l’obligation de former des secouristes dans certaines situations.
L’article R.4224-14 du Code du travail impose que les lieux de travail disposent d’un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible.
L’article R.4224-15 prévoit qu’un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans :
- chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux ;
- chaque chantier employant au moins vingt travailleurs pendant plus de quinze jours lorsque des travaux dangereux y sont réalisés.
L’article R.4224-16 complète ce cadre : en l’absence d’infirmiers, ou lorsque leur présence permanente ne peut être assurée, l’employeur prend après avis du médecin du travail les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours. Ces mesures doivent être adaptées aux risques et être consignées dans un document tenu à disposition de l’inspection du travail.
Le Code du travail emploie ici la notion de formation de secouriste. Le dispositif SST du réseau Assurance Maladie – Risques professionnels / INRS constitue le dispositif de référence spécifiquement conçu pour l’entreprise.
Combien de SST faut-il dans une entreprise ?
Le Code du travail ne fixe pas un ratio général du type « un SST pour dix salariés » applicable à toutes les entreprises.
L’employeur doit raisonner à partir des risques, des effectifs, des horaires, des implantations, du travail isolé, de la répartition des équipes et de la possibilité réelle qu’un secouriste intervienne rapidement.
Une entreprise peut donc avoir besoin de plusieurs SST pour garantir une présence suffisante sur les différents ateliers, équipes ou plages horaires. La simple présence d’une personne formée dans l’effectif global n’est pas forcément suffisante si elle travaille sur un autre site, de nuit ou dans une zone éloignée.
Le dispositif doit aussi rester opérationnel pendant les congés, absences, déplacements et changements d’équipe.
Formation initiale SST 2026 : 14 heures en présentiel
L’INRS indique une durée de 14 heures pour la formation initiale SST.
La modalité prévue est le présentiel. La taille d’un groupe est comprise entre 4 et 10 participants. Aucun prérequis n’est exigé pour entrer en formation.
Cette durée correspond au socle du dispositif. Elle doit permettre non seulement d’apprendre les gestes de secours, mais aussi d’acquérir les compétences de prévention intégrées au référentiel SST.
Une formation réduite à quelques gestes d’urgence ou à la manipulation d’un défibrillateur ne peut donc pas être présentée comme une formation SST certifiante.
Quelles compétences sont travaillées ?
Le dispositif est structuré autour de deux grandes missions : intervenir face à une situation d’accident du travail et contribuer à la prévention des risques professionnels dans l’entreprise.
Sur le volet secours, le stagiaire apprend à analyser la situation, protéger, examiner la victime, faire alerter ou alerter les secours, puis réaliser les gestes adaptés à l’état de la victime.
Les situations peuvent notamment concerner un saignement abondant, un étouffement, un malaise, une brûlure, un traumatisme, une victime qui ne répond pas mais respire ou une victime en arrêt cardiaque.
Sur le volet prévention, le SST apprend à repérer des dangers, identifier des situations dangereuses et transmettre les informations utiles selon l’organisation de son entreprise.
La formation vise donc autant la capacité à agir dans l’urgence que l’intégration du salarié dans la chaîne de prévention.
Le certificat SST est valable 24 mois
En cas de réussite aux épreuves certificatives, le participant obtient un certificat SST valable au niveau national pendant 24 mois.
La validité n’est prolongée que si le titulaire suit et valide une session de Maintien et Actualisation des Compétences avant la fin de cette période.
Cette échéance doit être gérée comme une compétence à renouveler. L’entreprise a intérêt à disposer d’un tableau d’échéances ou d’un outil de suivi permettant de programmer les MAC plusieurs semaines avant la fin de validité.
Attendre le dernier mois expose à des difficultés de planning, en particulier lorsqu’un grand nombre de salariés ont été formés lors de la même campagne.
MAC SST 2026 : 7 heures tous les deux ans
La formation MAC dure 7 heures.
Elle doit normalement être suivie tous les 24 mois de date à date. Elle ne constitue pas une simple formalité administrative : les compétences du SST sont de nouveau évaluées.
Le MAC permet de revenir sur les pratiques, d’actualiser les connaissances, de tenir compte d’éventuelles évolutions techniques ou organisationnelles et de vérifier que les gestes essentiels restent maîtrisés.
En cas de réussite, la validité du certificat est prolongée pour une nouvelle période de 24 mois.
Que se passe-t-il si le certificat SST a expiré ?
L’expiration du certificat signifie que le salarié n’est plus titulaire d’un certificat SST en cours de validité.
Le dispositif INRS prévoit néanmoins qu’une personne dont le certificat n’est plus valide puisse retrouver sa certification en suivant et en validant un MAC, sous réserve des règles applicables au dispositif.
Pour l’employeur, cela ne doit pas devenir une méthode normale de gestion. L’organisation des secours doit rester effective en permanence et il est préférable de programmer les renouvellements avant l’échéance.
La validité administrative du certificat et l’organisation générale des secours sont deux sujets liés mais distincts : l’employeur conserve la responsabilité de s’assurer que son organisation permet une prise en charge adaptée des accidents et malaises.
Une personne titulaire du SST possède-t-elle le PSC1 ?
Selon l’INRS, le titulaire d’un certificat SST en cours de validité est réputé détenir par équivalence l’unité d’enseignement « Prévention et secours civiques de niveau 1 » — PSC1.
L’inverse n’est pas automatique. Un titulaire du PSC1 ne devient pas SST par simple équivalence, car le SST comprend des compétences spécifiques à l’entreprise et à la prévention des risques professionnels.
Une personne titulaire du PSC1 de moins de deux ans peut toutefois bénéficier d’un parcours complémentaire ou d’un allègement dans les conditions prévues par le dispositif, mais elle doit valider l’ensemble des compétences SST pour obtenir le certificat.
Qui peut organiser une formation SST certifiante ?
L’INRS précise que seuls les organismes habilités par l’Assurance Maladie – Risques professionnels et l’INRS peuvent assurer les formations SST donnant lieu à la certification du dispositif.
La formation doit être animée par un formateur SST certifié dont le certificat est en cours de validité et qui intervient dans le cadre d’une entité habilitée.
La simple détention de compétences en secourisme ou d’une qualification de formateur généraliste ne suffit pas à délivrer un certificat SST.
La liste des organismes habilités est mise à disposition par l’INRS.
2026 : nouveau cahier des charges d’habilitation SST V6
En mars 2026, l’INRS a publié une version V6 des dispositions spécifiques du cahier des charges d’habilitation SST.
Ce document concerne directement les organismes de formation, entreprises et collectivités qui souhaitent obtenir ou renouveler une habilitation pour former et certifier des acteurs SST ou des formateurs SST.
Il ne remplace pas le référentiel pédagogique global du dispositif SST, mais précise les justificatifs technico-pédagogiques attendus dans le cadre de l’habilitation.
Les entités habilitées doivent notamment détenir leurs programmes et déroulés pédagogiques de formation initiale et de MAC, ainsi que ceux correspondant aux allègements lorsqu’ils existent.
Ce que la V6 demande aux organismes habilités
Le cahier des charges de mars 2026 insiste sur la qualité et la traçabilité des documents pédagogiques.
Les programmes et déroulés doivent être mis à jour pendant toute la durée de l’habilitation pour suivre les évolutions du dispositif, des référentiels et des grilles de certification.
Les documents relatifs aux sessions — notamment feuilles d’émargement, grilles de certification complétées et supports d’épreuves — doivent être tenus à disposition du réseau Assurance Maladie – Risques professionnels / INRS, qui peut les demander lors d’un contrôle sur pièces ou sur place.
Les déroulés pédagogiques doivent faire apparaître les séquences d’évaluation certificative, les séquences d’ouverture et de clôture ainsi que les pauses. Le document de mars 2026 insiste également sur la cohérence de l’enchaînement pédagogique et sur les évaluations formatives permettant de suivre la progression des stagiaires.
Pour un organisme comme CSF, cela signifie que la conformité ne repose pas uniquement sur un programme commercial : il faut disposer d’un véritable déroulé pédagogique exploitable, versionné et cohérent avec les référentiels en vigueur.
Formation SST et Passeport de prévention en 2026
Le Passeport de prévention est devenu un sujet opérationnel majeur en 2026.
Le portail officiel indique expressément que la formation Sauveteur Secouriste du Travail doit être déclarée dans le Passeport de prévention. Le SST constitue une exception parmi les formations visant la sécurité des personnes, qui sont pour beaucoup exclues du dispositif.
Cette intégration est cohérente avec la dimension professionnelle de la formation et avec le fait que le Code du travail prévoit une obligation de formation de secouriste dans certaines situations.
Les fiches pratiques du Passeport ont été réalisées en lien avec l’INRS afin d’harmoniser les déclarations pour les formations emblématiques, dont le SST.
Qui doit déclarer le SST dans le Passeport ?
Lorsqu’un organisme de formation dispense une formation SST éligible, il doit réaliser la déclaration selon les règles et délais applicables aux organismes de formation.
Lorsqu’un employeur dispense lui-même une formation éligible en interne dans le cadre prévu par le dispositif, les règles de déclaration employeur s’appliquent.
Le calendrier reste progressif en 2026. Les organismes de formation doivent donc intégrer la déclaration au processus de clôture des sessions et ne pas traiter le Passeport comme une tâche séparée plusieurs mois plus tard.
Le portail officiel met à disposition un simulateur et des fiches pratiques permettant de vérifier les informations à déclarer et d’éviter les erreurs de classification.
Échéance du 30 septembre 2026 : vérifier les sessions SST concernées
Le déploiement du Passeport de prévention comprend une période transitoire. Le portail rappelle qu’au 30 septembre 2026 arrive à échéance la déclaration de certaines formations des catégories 1 et 2 réalisées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2025.
Pour un organisme de formation ayant dispensé des SST sur cette période, il est donc indispensable de vérifier immédiatement, à l’aide du simulateur et des règles officielles, si des sessions doivent encore être intégrées au Passeport.
Depuis 2026, les organismes doivent également organiser leurs déclarations courantes en tenant compte des périodes de référence et des délais transitoires prévus par le dispositif.
Le Passeport remplace-t-il le certificat SST ?
Non. Le Passeport de prévention est un outil de traçabilité. Il ne remplace pas le certificat SST délivré dans le cadre du dispositif INRS.
Le certificat reste le document attestant la réussite aux compétences prévues et sa validité de 24 mois.
Le Passeport permet au titulaire et aux acteurs concernés de retrouver les informations de formation dans un environnement numérique national. Il ne modifie pas les conditions pédagogiques et certificatives du SST.
SST et organisation des secours : ne pas limiter la réflexion au certificat
Disposer de plusieurs certificats SST ne suffit pas à garantir une organisation des secours efficace.
L’entreprise doit définir qui alerte les secours, comment les personnes sont guidées jusqu’au lieu de l’accident, où se trouve le matériel de premiers secours, comment sont gérés les travailleurs isolés, quelles informations sont affichées et comment l’organisation s’adapte selon les horaires et les sites.
Les mesures doivent être cohérentes avec les risques de l’entreprise et avec les services de secours extérieurs.
Le SST prend place dans cette organisation mais ne la remplace pas.
Matériel de premiers secours : que doit prévoir l’employeur ?
Le Code du travail impose un matériel de premiers secours adapté à la nature des risques et facilement accessible.
Il n’existe donc pas une trousse universelle identique pour toutes les entreprises. Son contenu doit être défini selon les risques, avec l’appui possible du médecin du travail ou du service de prévention et de santé au travail.
Le matériel doit être identifié, accessible, contrôlé et réapprovisionné. Une trousse vide, inaccessible ou contenant des produits périmés ne répond pas à l’objectif attendu.
La présence d’un défibrillateur peut compléter l’organisation selon le contexte, mais elle ne dispense pas de la formation et de l’organisation globale des secours.
Le SST participe aussi à la prévention
Le SST n’est pas uniquement « la personne qu’on appelle lorsqu’un collègue tombe ». Le dispositif lui attribue également une compétence de prévention.
Il peut contribuer au repérage d’un danger, signaler une situation dangereuse, proposer ou transmettre une observation et participer à l’amélioration des mesures de prévention selon l’organisation de l’entreprise.
Cette fonction est particulièrement utile parce que le SST connaît son environnement de travail et peut relier les situations d’accident ou de presque-accident aux conditions réelles d’activité.
La formation permet ainsi de faire du secouriste un relais supplémentaire de la culture prévention.
Évaluation et certification : le stagiaire doit démontrer ses compétences
Le certificat SST n’est pas délivré sur la seule base de la présence aux 14 heures de formation.
Le participant doit satisfaire aux épreuves certificatives prévues par le référentiel du dispositif. Les compétences sont évaluées à partir de situations et de critères définis par l’INRS.
Le formateur doit également suivre la progression du stagiaire pendant la formation au moyen d’évaluations formatives.
Cette logique explique pourquoi les documents de certification et les grilles complétées font partie des pièces que l’organisme habilité doit conserver selon les exigences du dispositif.
Formation de formateur SST : à ne pas confondre avec la formation SST
Un formateur SST suit un parcours spécifique et doit lui-même maintenir sa certification.
La formation de formateur n’est pas assimilable à la formation d’acteur SST et, dans le cadre du Passeport de prévention, les formations de formateurs sont exclues des formations à déclarer parce qu’elles visent à permettre au titulaire de former d’autres personnes.
Il faut donc distinguer dans le système d’information de l’organisme les sessions « SST acteur » et les sessions « formateur SST » : leur finalité, leurs justificatifs et leur traitement dans le Passeport ne sont pas les mêmes.
Les erreurs fréquentes à éviter en 2026
Erreur n° 1 : annoncer une formation SST entièrement à distance. L’INRS indique une modalité présentielle pour la formation d’acteur SST.
Erreur n° 2 : dépasser l’effectif prévu. Le groupe de formation est prévu pour 4 à 10 personnes maximum.
Erreur n° 3 : oublier le MAC. Le certificat est valable 24 mois et son renouvellement passe par un MAC de 7 heures.
Erreur n° 4 : croire que le PSC1 équivaut automatiquement au SST. Le SST valide le PSC1 par équivalence lorsqu’il est en cours de validité, mais l’inverse n’est pas automatique.
Erreur n° 5 : faire certifier des stagiaires par une structure non habilitée. La certification SST relève d’une entité habilitée et d’un formateur SST certifié.
Erreur n° 6 : confondre le certificat avec l’organisation des secours. L’employeur doit concevoir un dispositif global adapté aux risques et aux conditions de travail.
Erreur n° 7 : oublier le Passeport de prévention. Le SST fait explicitement partie des formations à déclarer selon le dispositif officiel.
Erreur n° 8 : utiliser des déroulés pédagogiques non actualisés. La V6 du cahier des charges d’habilitation publiée en mars 2026 renforce l’attention portée aux documents technico-pédagogiques et à leur mise à jour.
FAQ — SST 2026
Combien de temps dure la formation initiale SST ?
La durée de référence est de 14 heures en présentiel.
Combien de personnes peuvent participer ?
L’INRS prévoit des groupes de 4 à 10 personnes maximum.
Existe-t-il un prérequis ?
Non. La formation initiale SST ne prévoit pas de prérequis.
Combien de temps le certificat SST est-il valable ?
24 mois.
Combien de temps dure le MAC SST ?
7 heures.
À quelle fréquence faut-il suivre le MAC ?
Tous les deux ans, soit 24 mois de date à date, afin de prolonger la validité du certificat.
Le SST donne-t-il le PSC1 ?
Le titulaire d’un certificat SST en cours de validité est réputé détenir le PSC1 par équivalence. Un titulaire du PSC1 n’est en revanche pas automatiquement SST.
Le SST est-il obligatoire dans toutes les entreprises ?
Le Code du travail impose une formation de secouriste dans certains ateliers et chantiers à travaux dangereux et impose plus largement à l’employeur d’organiser les premiers secours. Il faut donc raisonner selon les risques et l’organisation réelle de l’entreprise.
Le SST doit-il être déclaré dans le Passeport de prévention ?
Oui. Le portail officiel du Passeport de prévention identifie explicitement le SST comme une formation devant faire l’objet d’une déclaration lorsqu’elle entre dans le périmètre et la période déclarative applicables.
Le Passeport remplace-t-il le certificat SST ?
Non. Le Passeport assure une fonction de traçabilité ; le certificat SST reste le justificatif de certification du dispositif INRS.
Une formation SST peut-elle être certifiante si l’organisme n’est pas habilité ?
Non dans le dispositif Assurance Maladie – Risques professionnels / INRS. La certification SST doit être réalisée dans le cadre d’une entité habilitée avec un formateur SST certifié.
Ce qu’il faut retenir
En 2026, les fondamentaux de la formation SST restent stables : 14 heures de formation initiale, 7 heures de MAC, groupes de 4 à 10 personnes et certificat valable 24 mois.
L’employeur doit néanmoins dépasser la seule gestion des certificats. Il doit organiser les secours en fonction des risques, des effectifs, des horaires et des sites, prévoir le matériel nécessaire et s’assurer que des personnes capables d’intervenir sont réellement disponibles.
Pour les organismes de formation, l’année 2026 apporte deux sujets majeurs : la V6 des dispositions spécifiques d’habilitation SST publiée en mars, qui renforce la maîtrise documentaire et pédagogique, et le Passeport de prévention, dans lequel les formations SST doivent désormais être intégrées selon les règles déclaratives applicables.
Le SST conserve ainsi sa double fonction : porter secours lorsque l’accident survient et contribuer, en amont, à faire progresser la prévention dans l’entreprise.
Sources & références
- INRS — Devenir sauveteur secouriste du travail : durée, effectif, validité et habilitation
- INRS — Organisation des secours : accident, malaise
- INRS — Document de référence du dispositif global de formation SST — V8, janvier 2021
- INRS — Dispositions spécifiques du cahier des charges d’habilitation SST — V6, mars 2026
- INRS — Questions-réponses sur les formations SST et équivalence PSC1
- Légifrance — Code du travail, articles R.4224-14 à R.4224-16
- Passeport de prévention — Formations à déclarer, dont SST
- Passeport de prévention — Simulateur et fiches pratiques
- Passeport de prévention — Évolutions 2026 et calendrier


